Alexandre Allard a défini un nouveau modèle commercial avec Faith Connexion et L’Eclaireur

18 septembre 2017 Commentaires fermés sur Alexandre Allard a défini un nouveau modèle commercial avec Faith Connexion et L’Eclaireur
Alexandre Allard a défini un nouveau modèle commercial avec Faith Connexion et L’Eclaireur

Alexandre Allard et Faith Connexion  : un nouveau modèle

Alexandre Allard et Faith Connexion : un nouveau modèle

M. Alexandre Allard projette que d’ici 2025, 90 % de tous les achats seront effectués sur téléphones mobiles, changeant le commerce comme on le connaît aujourd’hui. « Cet espace d’achat virtuel est comme une version géante de l’avenue des Champs Élysées qui est pour l’instant totalement vide. Nous sommes sûrs que les magasins avec pignon sur rue survivront, car l’interaction physique est essentielle, mais ils doivent se réinventer et afficher un niveau de qualité élevé ». Rajoute Alexandre Allard.

C’est un modèle commercial probablement novateur. Après avoir pressenti l’avènement d’une nouvelle ère dans le commerce du mobile, la marque française Faith Connexion a conclu un partenariat avec des marques triées sur le volet pour créer une communauté commerciale virtuelle, appelée Circle of Faith.

Le Royal Eclaireur, boutique spécialisée basée à Paris, est le premier magasin à se connecter à la plateforme, qui vise à accélérer la distribution et créer des relations durables entre les boutiques spécialisées et les prestataires.

Les boutiques rejoignant le réseau bénéficieront d’un accès direct au stock complet du label et d’une commission quand des clients découvriront la collection.

« Imaginez une femme entrant dans un magasin. Elle voit un article qui lui plaît, mais ne trouve pas sa taille ou sa couleur préférée. Elle peut alors scanner l’étiquette du vêtement sur l’application que nous avons développée, qui lui indiquera où la pièce est disponible dans le réseau, payer en boutique et la faire livrer chez elle dans l’après-midi, ou au plus tard dans les 48 heures si l’article doit être expédié de Corée par exemple. », explique Alexandre Allard, entrepreneur français, ancien actionneur de Balmain et fondateur du label.

30 % du prix d’achat sera reversé au Royal Eclaireur, qui a permis à cette dame de trouver l’article en question.

« De cette manière, nous rémunérons la créativité et celles et ceux qui en font la promotion, tout le monde y trouve sa compte. », fait-il remarquer en se penchant au-dessus d’un bol d’olives vertes au Royal Monceau, qu’il a aussi contribué à imaginer avec le gourou du design français Philippe Starck.

Le concept doit être lancé à L’Eclaireur mercredi, avant de s’envoler pour Los Angeles rejoindre Maxfield, IT à Hong Kong, Tom Greyhound en Corée et 66 à Beyrouth. Il devrait compter 50 boutiques dans les deux à trois ans.

« Nous désirons choisir les magasins les plus expérimentés en matière de mode et les aider à générer des revenus tout en utilisant leurs boutiques en tant qu’espace  », poursuit M. Allard avant d’ajouter ne pas être intéressé dans l’ouverture de sa propre boutique phare. « Les meilleures enseignes sont des enseignes comme L’Eclaireur. Elles ont permis à des marques comme Balmain d’exister, et j’ai toujours pensé que le modèle était erroné. », faisant allusion au fait que les marques actuelles créent leurs propres points de vente, ces revendeurs multimarques qui les ont aidés à se faire connaître, commencent à perdre des clients et des parts de marché.

L’entrepreneur dévoilera les collections du label (générant actuellement 6 millions d’euros ou 6,7 millions de dollars de recette), uniquement quand elles seront prêtes pour le grand public et non six mois avant la saison, comme il est de coutume.

Pour Armand Hadida, fondateur de l’Eclaireur : « C’est très important, car nous protégeons ainsi le produit de la contrefaçon. »

En outre, Circle of Faith va intégrer dans ses rangs des artistes désirant personnaliser les collections avec des articles entre 500 (558 $) et 1 500 euros ($ 1 673) selon les goûts des clients.

« Il y a tant d’artistes qui veulent montrer leur créativité, mais qui ne peuvent exposer, car ils doivent passer par des galeries, ce qui est toujours difficile. Ici, ils s’expriment et nous partageons les profits. » poursuit M. Hadida.

« Le concept est un peu fou, mais cela marchera. » conclut M. Allard avec assurance.


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